mercredi 24 décembre 2008

Joyeuses Fêtes depuis le ciel de Palawan

Suite au reportage sur les perles de Palawan dans le post précédent, voici un "no comment". Tout en images, le survol de plusieurs iles du nord de l'archipel, entre deux fermes perlières.

Une manière de vous souhaiter de JOYEUSES FÊTES !!


Palawan en hélicoptère léger
Vidéo envoyée par sebfarcis

Survol du nord de l'archipel de Palawan entre deux fermes perlières. Philippines

vendredi 5 décembre 2008

Les perles du bout du monde



C'est un reportage du bout du monde. D'un bout de terre sauvage où un Breton est allé planter des huîtres il y a plus de 20 ans, et recueille aujourd'hui, poignée par poignée, des perles d'or. Jacques Branellec a installé entre les îles sauvages de Palawan des fermes perlières isolées de tout, et a même demandé à des centaines de personnes de venir se perdre dans cette forêt luxuriante pour y travailler. C'est ce qu'ils ont fait depuis lors.


Le voyage est étonnant, pendant lequel on découvre la naissance de la perle dorée, si rare et si difficile à faire éclore en culture, produite et vendue par sa société, Jewelmer.
Ce Breton y est arrivé il y a une dizaine d'années. L'environnement dans lequel il l'a fait laisse aussi rêveur que la magie qui fait apparaître des joyaux dorés au milieu du Pacifique.

Je vous laisse donc admirer ces images prises la plupart depuis l'hélicoptère qui nous emmenait de ferme en ferme.






















Voici le résultat de près de 5 ans de travail sur une huître : une perle dorée.


et voici les résultats d'une récolte.




mercredi 19 novembre 2008

Dans la vie des chercheurs d'or

C'était d'abord un regard. Deux regards, tellement ressemblants, du père et du fils. Ce lien de parenté a été plus fort que leur sort, car c'est le père, Mario, qui a réussi à sauver son fils, Jayson, emprisonné dans la mine d'or d'Antamok, par plus de 200 mètres de fond. Jayson y est resté 8 jours, il a survécu en mangeant son T-shirt, et en priant, alors que les membres de sa famille qui étaient descendus avec lui chercher quelques pépites, mouraient l'un après l'autre dans cet antre où plus aucune lumière n'était présente depuis le 3e jour de cette captivité infernale.

Mario a dû apprendre en 3h à se servir de tout l'équipement de plongée et du matériel de sauvetage, et il est parti guider les militaires de la marine philippine dans les couloirs inondés de la mine, à travers une eau toxique sans aucune visibilité, à tatons. Le typhon Nina avait inondé une partie des couloirs de cette mine désaffectée. Les quelques mineurs indépendants qui avaient bravé le bon sens, pour descendre dans ces couloirs d'Antamok - au nord des Philippines, près de Baguio -, y sont rapidement restés bloqués. Ils étaient 16 à y entrer. Seulement 10 en sont sortis vivants. Tous les corps ont été récupérés, pour ne pas laisser leurs esprits hanter le lieu.









Jayson, lui, ne doit qu'à la résistance de son corps de 20 ans, de ne pas être mort asphyxié comme les 6 autres membres de sa famille qui l'accompagnaient. Son regard reste marqué dans ma mémoire, peut-être parce qu'il semble trop doux et innocent pour être celui d'un mineur qui risque sa vie par 200 mètres de fond. Peut-être aussi parce que ses paroles étaient rares, comptées, timides, pudiques. Quelques mots pour exprimer l'emprisonnement, le doute, l'angoisse, la folie proche. La mort. Il n'exprimera pas le traumatisme de ces 8 jours passés dans le noir. Son corps a dû être cependant lavé des bouts d'habits et de l'eau toxique que son estomac avait gardés de cette expérience.

Jayson, comme tous les autres survivants - sauf un - veut retourner travailler dans ces mines d'or. Dans ces mêmes conditions, précaires et dangereuses, qui leur ont fait côtoyer la mort. Ils changeront seulement de galerie, d'endroit. Un peu plus loin, ils repartiront, de père en fils, gagner presque 10 euros par jour et par personne, le double d'un salaire minimum local, qui leur un revenu qui leur fait oublier qu'ils peuvent perdre leur vie à la gagner.

Ci-dessous, 13 grammes d'or. Près de 190 euros, soit l'équivalent d'un mois réussi pour un de ces chercheurs d'or.


Pour écouter le témoignage de Jayson, et l'histoire des survivants de l'accident de la mine d'Antamok fin septembre, allez écouter ce reportage sur Radio Vatican (Eh oui, on varie un peu les sources :)

Et de manière plus détaillée, cet article dans La Croix

mardi 18 novembre 2008

Un visa illimité si vous créez des emplois

Voilà une mesure qui aurait plu à Nicolas Sarkozy : Gloria Arroyo vient de signer un décret qui offre aux étrangers venant aux Philippines, la possibilité d'obtenir un visa illimité, multiples entrées, si celui-ci fournit du travail à 10 Philippins. C'est ce qui s'appelle de l'"immigration choisie", assez cocasse pour un pays qui est plutôt connu pour son émigration !

Le but est de relancer l'investissement étranger par ces temps de crise, dans un pays légèrement en retard dans ce domaine , par rapport à d'autres pays de la région, selon The Inquirer/

C'est peut être le moment de venir gouter au charme du travail aux Philippines...!

mercredi 8 octobre 2008

La recette philippine du bonheur









Vous trouverez des Philippins aux quatre coins du monde, on dit aussi dans 200 pays...et ce dont se souviennent en général les gens qui les croisent, c'est de leur rire et de leur bonne humeur. C'est une marque de fabrique. Les Philippins semblent avoir la joie collée au corps. Ils rigolent, adorent souvent faire des blagues, sur eux-mêmes surtout, ce qui est une grande force.
Difficile pourtant de savoir ce qui les rend en apparence si heureux... Les plus pauvres d'entre eux ne sont en général pas les derniers à se marrer.
J'ai donc interrogé plusieurs personnes sur le sujet, certains sociologues, puis allé dans un centre pour enfants des rues, Virlanie, parler avec des travailleurs sociaux. Malgré la difficulté de leur travail, il n'a pas fallu longtemps pour qu'elles rigolent. Et puis elles se sont mises à se tirer mutuellement les cartes, et là c'est parti dans un grand délire.... Je pense juste à des travailleurs sociaux français se fendant la poire après le travail avec des enfants des rues ... et j'ai un peu de mal à le visualiser !

Pour écouter ces femmes rigoler en tirant les cartes, et comprendre un peu mieux d'où vient ce rire des Philippines, écoutez ce reportage.

jeudi 25 septembre 2008

La paix avortée à Mindanao


On était si proche ... on en est maintenant si loin.
La paix est à recommencer à Mindanao, à croire que cela était trop facile. Le protocole d'accord qui devait être signé le 4 août dernier a bien été piétiné depuis. Les deux côtés avaient mis 4 ans à définir un accord d'autonomie qui offrait au MILF la gestion, à terme, d'une large zone musulmane sur l'ouest de Mindanao.

Les élus catholiques n'ont appris ce projet qu'à la dernière minute, et se sont empressés de le contester devant la Cour Suprême. Celle-ci a suspendu temporairement l'accord, ce qui a poussé des extrêmistes du MILF à prendre les armes sans retenue. Une 50aine de morts civils... Tout à recommencer.

Je reviens de Mindanao. La situation est assez grave. La plus grave crise humanitaire depuis que les deux parties ont signé un cessez le feu, et que les armes ont cessé de tonner dans la région. 500 000 personnes déplacées, des maisons brulées.

Pour avoir un point le plus global possible sur la question, je vous renvoie vers mes articles et reportages audio.
Sur la question humanitaire, cet article dans La Croix .
Pour un point général, en images par ce diaporama,
ou en son, avec ce documentaire de 20 minutes.

Pour plus de témoignages, voici également le blog du porte parole de la Croix Rouge, où l'on entend un membres assez préoccupé du CICR également.

samedi 12 juillet 2008

SPECIAL DE PARIS- Ingrid Bétancourt en Interview

Nous sortons des Philippines, mais nous restons dans une actualité assez chaude. Je travaille au siège de RFI pour un mois, à Paris, et nous avons reçu dans le service International Ingrid Bétancourt pour une interview exclusive.
Elle y a remercié Radio France Internationale, qui a diffusé lors de sa captivité, depuis Paris, les messages de ses deux enfants dans son programme en espagnol, qu'elle entendait au milieu de la jungle, comme il est expliqué ici.
Dans cet extrait vidéo que j'ai enregistré lors de l'interview du lundi 7 juillet, elle raconte en détail comment s'est déroulée sa libération. Et son énorme surprise...
video

mercredi 2 juillet 2008

Le cinéma philippin à Paris

Ce 1er juillet commence le Festival de Paris, la 6e édition qui met de manière peu commune, le cinéma philippin en avant !
40 films de l'archipel seront diffusés, depuis le Tribu sur les gangs de Manille, par Jim Libiran (photo du principal acteur-chef d'un gang), à la retrospective sur Brillante Mendoza, sélectionné au dernier festival de Cannes pour Serbis.

Une richesse nouvelle, une nouvelle vague ... dont on entend malheureusement peu parler dans l'archipel lui même.
Compétition inégale avec les blockbuster amércains, "censure" du comité critique qui nous a coupé Serbis de scènes sûrement bien trop osées, et classé à interdit aux moins de 18 ans le film "Tribu"... voici quelques raisons à la difficulté de cette nouvelle vague d'émerger aux Philippines.

Enquête et dossier dans ce reportage, sur RFI.

jeudi 12 juin 2008

Ma famille ne connait pas la crise

C'est un bel exemple de débrouillardise. Lydia Abad vit dans un quartier pauvre, urbain et densément peuplé au nord de Manille. Mais cette grand-mère dynamique de 62 ans a quand même réussi à planter un énorme potager... sur le toit de sa maison. Et aujourd'hui, elle nourrit pratiquement entièrement la famille de quatre personnes avec ces légumes. Aubergines, oignons, moutarde ou épinards ... une trentaine d'espèces, tout pousse sur ce toit en tôle, qui surplombe la jungle polluée du quartier bien nommé de Holy Spirit, à Manille.


C'est un exemple assez rare, mais symbolique, d'une famille pauvre qui ne connait pas la crise. Ou l'atténue en tout cas. Car si la famille Abad ne fait pas encore pousser de riz sur son toit, elle est auto suffisante à 80% en alimentation. Et cela est d'une grande richesse aujourd'hui, car les prix des légumes du marché, eux, ont augmenté de 50 à 100%. Il ne faut pas chercher loin les raisons de cette hausse démentielle : elle ne fait que suivre le cours du pétrole et des engrais, qui ont également doublé en un an.

Les Philippines sont touchés de plein fouet par l'inflation pétrolière, et connait ainsi sa plus forte inflation depuis 10 ans : le pays n'a pratiquement aucune goutte de pétrole dans son sol, ou si peu. On est en train de relancer des projets à Palawan, dont le dernier devrait fournir 10% de la demande locale prochainement.

En attendant que la crise s'estompe, le gouvernement donne et redonne quelques billets aux pauvres pour les consoler un peu, servir de matelas à un choc alimentaire violent pour des personnes qui dépensent plus de la moitié de leur budget dans leur nourriture.

Pour aller plus loin dans ce sujet, et chercher quelques solutions à une crise du riz qui touche les Philippines, bientôt un documentaire de 20 minutes sur le sujet.

mercredi 7 mai 2008

Crise alimentaire : les solutions existent

C'est peut-être le riz de demain. Celui qui pourrait résister aux changements climatiques qui vont tomber sur l'Asie, et qui commencent déjà à ravager la région ... comme on voit en Birmanie.

Là dans ce champ de 200 hectares, du riz sous haute surveillance. L'Institut International de recherches sur le riz (IRRI), basé près de Manille, croise des variétés, extrait certains gènes, et pousse le riz aux limites de sa résistance.
Les résultats sont à portée de main, et pourraient apporter certaines solutions à la crise alimentaire mondiale. Celle ci est causée entre autres par la baisse drastique des stocks, qui sont aujourd'hui deux fois moins élevés qu'en l'an 2000. Ce qui pousse ainsi les prix vers le haut.

Plusieurs variétés de riz sont en création selon ces recoupements, qui ne sont pas des formes d'OGM mais des croisements dits "conventionnels". La variété la plus avancée est celle qui pourrait résister aux inondations : un riz qui pourrait vivre inondé, complètement immergé pendant deux semaines, alors qu'un riz normal mourrait rapidement dans ces conditions. Un million d'hectares de champs de riz sont ainsi inondés chaque année en Asie, ce qui décime les cultures.
Vous pouvez voir les détails de ces expériences ici.
Le gouvernement philippin a déjà signé un accord avec l'Institut du Riz, afin de planter ce riz dans un an, avant la future saison des pluies et des typhons.

Plusieurs autres variétés sont en train de pousser dans les champs de l'IRRI, qui pourraient résister elles, à de fortes sécheresses, à la chaleur et à une plus grande salinité causée par l'élévation du niveau des mers.

Nous sommes pas dans la science fiction, mais dans les recherches agricoles. Celles qui sont de moins en moins financées par les gouvernements, car n'ont pas de résultat immédiats. Mais qui pourrait tout de même donner à manger à plus de 3 milliards de personnes qui mangent du riz tous les jours dans le monde.


Pour aller plus loin dans le détail des recherches et l'étendue de la crise aux Philippines, je vous conseille cet article dans La Croix, fort bien documenté et tellement bien écrit !! :)




lundi 21 avril 2008

Quand on délocalise la délocalisation !

On n'arrête pas le progrès, ni la délocalisation. Les Philippines sont aujourd'hui la terre d'accueil de centres d'appels indiens, qui eux-mêmes traitent avec des clients américains. Nous voici dans le monde magique du service délocalisé, qui choisit et peut changer sa place sur le globe assez rapidement.

Et aujourd'hui, à ce jeu là, les Philippines sont en passe de devenir des champions en "outsourcing" - ce mot venant de l'expression "Business Process Outsourcing", est intraduisible en français, si ce n'est par un bel essai de Sylvie Kauffman, dans un très bon papier du Monde sur le sujet, qui a appelé cela l'"infogérance"

Donc l'outsourcing, disions nous, emploie, en 2008, 350 000 personnes aux Philippines, ce qui devrait monter à 1 million dans deux ans.
Nous en savons peu en France, car ces Philippins sont anglophones, et ont eu la bonne idée de se faire coloniser par les Américains, et non par les Français. Beaucoup plus grand, le marché, eh oui !

Manille-Washington, Cebu-Los Angeles, Mindanao-Californie... entre ces deux mondes, chacun d'un côté du Pacifique, il y a en moyenne 12 heures de différence.
La proximité culturelle entre les Philippins et les Américains, que viennent chercher les compagnies US, se paie à coup de travail de nuit: la jeunesse de Manille vit la nuit, mais pas pour faire la fête. Ici l'happy hour dans les bars des centres d'affaires, c'est a partir de 6h du matin, quand les centres d'appels terminent leur service vers les Etats-Unis.

Les Indiens, à présent, délocalisent donc également leurs centres d'appels dans l'archipel. Il faut dire, vous avez entendu parler les Indiens en anglais :) ? Disons que ce charmant petit accent indien qui rebondit, les Philippins ne l'ont pas. Et adaptent très facilement le leur à celui de la côte ouest des Etats Unis.

Pour vous le prouver, venez écouter ce reportage... entrez dans le monde de la nuit d'un centre d'appels de Manille.

mardi 15 avril 2008

Les derniers Boat People s'en vont


Ils étaient encore une centaine, voire un peu plus. Cela fait maintenant près de 20 ans qu'ils attendent, pour la plupart. Leur fuite temporaire vers les Philippines aura duré tout ce temps.
Eux, ce sont les boat people vietnamiens qui, une nuit des années 90, ont pris, chacun à leur tour, un bateau de fortune, et ont dérivé sur la mer de Chine, dans un seul but : fuir le régime communiste.
Pendant plus de 15 ans, ils auront vécu aux Philippines en attendant qu'un pays occidental, qui a les moyens de les accueillir, veuille bien reconnaître leur détresse.
Aujourd'hui, le Canada vient d'ouvrir ses portes pour les 160 Vietnamiens qui restent dans l'archipel. C'est la fin d'un calvaire, pour Thai Nguyen (photo) et les autres. Car aux Philipines, ils n'avaient aucun droit, et ont plusieurs fois failli être renvoyés vers le Vietnam.

Ecoutez leur témoignage par ce reportage.

jeudi 27 mars 2008

L'armée philippine, au rythme de la Papaya Dance !

Qui a dit que les Philippins étaient des gens sérieux ? Sûrement pas l'armée ! Sans complexe, sans peur du ridicule, un bataillon entier du corps civilo-militaire de Manille a dansé la fameuse chorégraphie de la Papaya Danse. Pire, ces militaires ont ondulé leur corps pour participer à un concours, et ils ont même remporté 20 000 Pesos PH (300 euros) par la grace de leur danse en kaki.

Vidéo !



Moi je dis, quand l'armée elle-même se lance dans ce genre de compétition, vous pouvez imaginer comment doivent être les Philippins en général ! De grands déconneurs.
Eh ben justement, c'est tout le pays qui a été pris de frénésie : dans un hypermarché près de Manille, les 500 employés la dansent tous les jours pour se divertir et amuser les clients. Et des prisonniers près de Manille ont aussi posté leur chorégraphie sur le net. Il faut dire que ça c'est connu, depuis que les prisonniers de Cébu sont devenus célèbres pour leur chorégraphie de Thriller (qui en est à 13 millions de visionnages !!).

Allez, je résiste pas. Voici le reportage de la très sérieuse agence Reuters sur cette frénésie... suivie de l'ambassadrice des Etats-Unis Herself, prise par la bonne humeur des Philippins. No comments !!



Elle s'appelle Kristie Kenny, pour la féliciter, écrire à : Embassy of the USA in the Philippines, Roxas Boulevard, Manila. Philippines :

jeudi 13 mars 2008

Echappez-vous aux Philippines !

L'exercice n'est pas facile, je dis donc félicitations. L'équipe d'"Echappées Belles", une émission de découvertes et de voyages, est venue il y a quelques mois aux Philippines tourner une émission sur différents sujets. Différents, je devrais dire TOUS les sujets !















A priori, cela m'avait l'air d'être un grand fourre-tout : la veille de leur arrivée, la production m'appelle de Paris pour me demander des contacts : on aurait besoin de rentrer dans le milieu de la nuit, la fête chez les riches, chez les pauvres, un tour en jeepneys, etc... Bref un peu précipité.
Mais je ne leur jetterai pas la pierre, car l'émission est finalement réussie à mon goût. En peu de temps, ils ont donc réussi à percevoir et montrer des extraits assez réalistes et attrayants du pays, à dévoiler des images et des personnages dont j'ignorais parfois l'existence.

Je recommande donc cette "Echappées belles" spéciale sur les Philippines, que vous pouvez voir, en deux parties s'il vous plait et en streaming,
ici:


et là



http://www.dailymotion.com/burgerman/video/x4l2r6_echappees-belles-22-les-philippines_travel

Les extraits sont parfois un peu courts, le passage entre le nord, le sud, les rizières et les lagons un peu brusques. Mais c'est juste alléchant, pour donner envie de s'échapper aux Philippines ! Ca doit être le but !

mardi 4 mars 2008

Un an de reportages en images

Plus d'un an depuis que je suis installé aux Philippines. Plus d'un an de voyages, de rencontres, dans toutes les situations, qui ont donné ces clichés qui défilent dans ce diaporama, à droite de l'écran ;

des sourires d'enfants dans les camps d'évacuations en bordure d'affrontements ; le groupe de rap philippin du quartier pauvre de Tondo, qui a gagné un prix pour avoir composé la musique d'un film sur le quartier ; la fabrication plus ou moins légale des armes dans la ville de Danao ; la folie des croyants de San Pedro lors de la Semaine sainte ; et la drague de l'armée envers la population sur l'île de Jolo.
Sur toutes les îles, le même optimisme, la même gaieté, une joie si forte.

Ce diaporama pour tous les visages des Philippins

Retrouvez également mon dernier reportage, sur le groupe ce rap de Tondo, qui a joué dans un film son propre rôle et en a gagné un grand prix pour l'interprétation ainsi que pour la musique.
Voyage en musique ici

samedi 23 février 2008

Santo Nino a Tondo, en Vidéo

video

Les écoles du quartier de Tondo préparent toutes la Grande fête du Santo Nino. Et enchaînent les prestations dans un grand défilé.

Et pour rentrer completement dans l ambiance, rentrez par le son...

La fanfare de Tondo

vendredi 1 février 2008

Tondo, un quartier, tout un poême !


En général, on ne retient pas le meilleur de Tondo. Ce quartier en plein centre de Manille, l'un des plus anciens de la capitale, détient à présent les tristes records aux Philippines : l'un des plus pauvres du pays, la mauvaise réputation de criminalité dans l'Archipel, et, surtout, l'une des plus fortes densités de population au monde. Selon Wikipedia, il y aurait au dernier recensement de 2000, 378 697 habitants sur les 5, 64 km² de ce quartier. Soit 64 869 habitants par km²... ou plus de 6 habitants pour 100 m². "The factory of children", comme l'appellent les habitants du quartier.

Mais ça, c'est le plus connu. Et d'ailleurs j'en ai déjà largement parlé dans l'article sur les efforts de la mairie de Manille pour continuer à empirer les choses, en interdisant la contraception. Donc on va pas charger la barque.

Non, on va plutôt montrer un visage joyeux du quartier : quand tout ce monde sort en même temps dans la rue, pour fêter le SANTO NINO. La fête de l'enfant Jésus, en fait, devenu une divinté en forme d'enfant dodu après les efforts de Magellan pour christianniser les Philippins, au 16e siècle.

Alors dans la rue, tout le monde a son Santo Nino. La fête des enfants, en fait. Il y en a même qui prennent leur propre enfant et l'élèvent dans le ciel, comme une divinité. Un mélange de célébration religieuse et de festival a la sud-américaine Avec fanfares, batucadas...

Galerie de portraits, défilés de croyances, et panorama des différents cultes de l'enfant roi, de tous styles, de toutes couleurs, de toutes dévotions ...




Le défilé commence sur le tricycle à pédales, le transport phare de Tondo. Les enfants à l'honneur, transportés comme des rois.









Haut, très haut. Il faut porter le Santo Nino le plus haut possible. Qu'il soit en statue, ou en vrai d'ailleurs !!


"Viva Viva, Santo Nino!"



























Et même la police a son char de Santo Nino. Comme quoi, on rassemble tout le monde pour cette fiesta !








jeudi 3 janvier 2008

Bonne année aux Philippines !



C'est le moment d'espérer, et de croire que certaines choses peuvent changer. Alors j'ose souhaiter que les acteurs politiques de ce pays découvrent un intérêt propre à travailler pour l'intérêt du pays ; j'ose espérer que les quelques élus non-corrompus puissent relayer les voix de la multitude de travailleurs sociaux et d'acteurs de terrain qui croient dans le développement du pays.
Je souhaite seulement que les Philippines puisse un jour exploiter les richesses naturelles et humaines que cache ce pays, à force d'être accaparées.
Il faudra sûrement plus d'un an pour cela, mais déjà, bonne année aux Philippines.

Bonne année à tous !